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Ce blog est destiné à servir de support à des actions et des échanges relatifs à l'insécurité routière et aux nuisances sonores liées au trafic dans l'entité du village de BOUSVAL (BRABANT WALLON)

Un peu d'archéologie (2)...

Publié le 20 Octobre 2014 par dominique VANESPEN in AVENUE DES COMBATTANTS (du fond du court)

Mobilité, sécurité, et convivialité…

Du nouveau en matière de circulation routière vient d’apparaître dans le centre du village de BOUSVAL.

« Enfin », serait-on légitimement tentés de soupirer, tant cet épineux problème de sécurité publique méritait une attention urgente autant que des mesures concrètes et appropriées.

Applaudissons cet effort soudain de la part des autorités communales, pour avoir doté la traversée de notre entité du minimum d’équipements qui lui faisait cruellement défaut depuis belle lurette.

A l’instar d’autres habitants du grand Genappe, comme nos proches voisins de Ways notamment, nous aurons donc vu s’installer ces derniers mois l’un ou l’autre radar fixe « préventif ».

De même, de nouvelles dispositions ont été prises aux abords des deux écoles, par l’érection de panneaux de signalisation limitant la vitesse à ces fameux 30 kilomètres à l’heure qu’une actualité récente en matière de faits divers dramatiques avait justement mis en avant à la rentrée scolaire.

Dans le même ordre d’idées, de futures campagnes de sensibilisation sont annoncées, avec pour objectif la sécurité routière, entre autres par la lutte contre les vitesses « excessives » ou « inadaptées », en particulier par l’intensification des contrôles radars répressifs.

Dans de telles conditions, on aurait presque mauvaise conscience de faire la fine bouche !

Et pourtant, il paraît opportun de rappeler, d’une part, que cette récente initiative de la « zone 30 » n’était pour la Commune qu’une mise en conformité du réseau de voiries avec les directives d’un Arrêté Royal du 26 avril 2004 qui imposait une telle transformation à effet le 1 er septembre 2005.

D’autre part, la question se pose de savoir dans quelle mesure cette évolution notable ne risque-t-elle pas de (ne) rester dans la pratique (qu’)au stade d’une « régularisation » formelle, légale ?

Sans vouloir s’engager dans l’éternel débat entre les mérites respectifs du « préventif » et du « répressif », force est de constater que ce genre de dispositifs a prouvé dans le passé qu’il atteignait très vite ses limites et il y a même tout lieu de craindre qu’une modération effective et prolongée de la vitesse pratiquée dans le centre de BOUSVAL restera, ou redeviendra très rapidement, pure lettre morte…

Certes, ces nouveaux panneaux indicateurs de vitesse ont un avantage indéniable : tout conducteur quel qu’il soit, sans exception aucune, s’est aperçu un jour ou l’autre de ne pas avoir été conscient de l’allure réelle à laquelle il traversait un village.

Ces avertissements lumineux ont donc le mérite d’inciter à la prudence, en vous amenant presque « naturellement » à lever le pied jusqu’à un seuil plus raisonnable, avec en prime un petit message de remerciement.

Ces panneaux sont-ils suffisants ?

Ne convient-il pas d’envisager des sanctions financières liées à des « flashages » qui produiront leur effet tant que ces contrôles seront fréquents et non pas occasionnels,

Il suffit à cet égard d’observer fût-ce quelques minutes la circulation actuelle sur l’avenue des Combattants pour s’en faire la conviction profonde.

Cette problématique ne date vraiment pas d’hier.

Déjà, par son « Mémorandum à l’attention des candidats aux élections communales » publié dans de très anciens « Bousvalien », le cercle des Amis de Bousval avait transmis aux intéressés la demande expresse d’une « lutte contre la vitesse de circulation au centre du village, par une application stricte des 60 Km/h et bientôt des 30 Km/h ».

Oui, vous avez bien lu, il n’y a pas d’erreur, car c’était à l’occasion d’élections précédentes, celles du … 10 octobre 1982 !

Cette préoccupation allait d’ailleurs être régulièrement renouvelée par cette même association, en prévision des élections communales suivantes, celles du 9 octobre 1988, puis réitérée pour celles qui se tinrent le 9 octobre 1994, à cette nuance près qu’il allait être ajouté un souhait supplémentaire, celui d’un « aménagement routier ad hoc ».

On sait ce qu’il (n’) en a (jamais) été.

Pour rappel, il suffirait de souligner que la seule transformation notable de la traversée du centre de BOUSVAL fut l’éclairage adéquat du passage piétonnier de l’Avenue des Combattants, celui situé à hauteur de la « Place de la Gare », endroit fréquenté pour de multiples raisons, scolaires, festives ou autres.

Mais encore faut-il souligner que ce ne fut qu’à la demande expresse, verbale et écrite, et même sur l’insistance plusieurs fois renouvelée de l’Association des Parents de l’Ecole Communale…

Je crois me souvenir aussi qu’au milieu des années nonante, les autorités avaient présenté un soir, dans le réfectoire de l’école communale et à grands renforts de graphiques, un nouveau projet de sécurité, une sorte de schéma de circulation.

Des plans de l’entité furent mêmes à cette occasion exhibés, sur lesquels avaient été indiqués en couleur rouge des axes jugés « sensibles » qui nécessitaient des mesures urgentes : Avenue des Combattants, Rue du Point du Jour, et d’autres encore que j’ai oubliés.

Mais de cet alléchant projet, personne n’entendit plus jamais parler !

Il portait d’ailleurs un nom à rallonge, tellement ronflant que c’est sans doute la raison pour laquelle il dort vraisemblablement dans un quelconque tiroir de l’Administration, communale ou autre…

Dès lors, quelle que soit l’actuelle « bonne volonté » politique affichée par les autorités en matière de sécurité routière, surtout en cette période préélectorale, le message général que l’on pourrait d’ores et déjà leur adresser en ce qui concerne la traversée du village de Bousval ne peut être à l’heure actuelle qu’une mention : « Peut mieux faire » voire « Insuffisant ».

Il ressort en effet de la récente enquête publiée par l’association Test Achats dans l’édition de septembre 2005 qu’en matière de réduction de la vitesse, outre les radars préventifs et les plaques de signalisation du « 30 à l’heure », rien ne remplacera jamais en termes d’efficacité une transformation concrète et visible de la voirie : « Pour tirer tous les avantages d’une telle zone, il faut évidemment qu’elle soit aménagée de façon à ce que la limitation soit effectivement respectée. Une longue rue toute droite sans aménagements pour limiter la vitesse ne restera qu’une zone 30 théorique. D’autres infrastructures sont nécessaires, notamment des rétrécissements de la voie, des casse-vitesse, des chicanes (…) Comme trop souvent constaté, rien ne sert d’imposer des panneaux de limitation de vitesse sans concevoir et aménager les infrastructures pour forcer les automobilistes à réellement ralentir ».

En l’absence de telles modifications significatives, il y a fort à parier que l’on aura encore longtemps à subir, entre autres, toutes les pétarades indésirables de ces grosses cylindrées qui traversent fréquemment notre village en donnant l’impression aux malheureux résidents que leurs conducteurs confondent l’axe routier qui relie Genappe à Court-Saint-Etienne avec une extension du circuit de Francorchamps.

Car en matière de vitesse, la problématique de la sécurité va de pair avec celle de la convivialité, celle que ne semblent pas connaître tous ceux qui passent « à fond la caisse », en se moquant éperdument de la tranquillité de votre promenade, de votre jardinage du week-end, ou de la quiétude de votre sieste sur la terrasse.

Si la quasi « devise » du Cercle des Amis de notre localité est que l’on « n’habite pas Bousval par hasard », peut-être devrait-on ajouter qu’il faudrait tout mettre en œuvre pour que l’on continue à y rester « par plaisir »…

Texte : D VANESPEN

Paru dans le "Bousvalien" du mois de décembre 2005.

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