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Ce blog est destiné à servir de support à des actions et des échanges relatifs à l'insécurité routière et aux nuisances sonores liées au trafic dans l'entité du village de BOUSVAL (BRABANT WALLON)

Du bricolage pour une crèche... (4)

Publié le 17 Septembre 2015 par dominique VANESPEN in RUE POINT DU JOUR (histoire d'une inaction obstinée)

Photo D VANESPEN

Photo D VANESPEN

Proximité, encore et toujours...

Nous poursuivons cette série consacrée au projet communal de crèche telle qu'elle est envisagée au sommet de la rue Point du Jour à BOUSVAL, avec les nombreux doutes et autres interrogations - naïves peut-être - qu’elle suscite dans notre esprit, étant entendu que les développements passés et futurs publiés sur le présent site n’engagent que leur auteur.

Ainsi donc, dans leur grande sagacité, les autorités de GENAPPE entendent concentrer 65 % de la future capacité officielle d’accueil de la petite enfance, pour toute l'entité, dans un village plutôt décentré qui ne représente que 22 % de la natalité récente telle qu’elle peut être recensée, ce tout en rappelant constamment à qui veut bien l’entendre qu’elle - l'entité - est la plus grande en superficie, soit la commune la plus étendue du Brabant Wallon.

Ce qui aurait aussi pour corollaire - autre fatiguant leitmotiv - d’avoir à entretenir plus de 400 kilomètres de voiries.

Toutefois, pour peu que cette réalité objective soit mise en perspective, c'est-à-dire vue du côté des citoyens lambda eux-mêmes, elle n’en présente pas moins pour ces derniers d'autres aspects tout aussi contraignants.

Dans cette optique, ce projet de crèche au Point du Jour nous semble bien éloigné de toute considération quant au vécu concret des habitants, et quant aux impératifs immédiats auxquels ils doivent faire face en termes de mobilité.

Comprendre : de déplacements quotidiens.

Alors, tant pis pour la honte, enfonçons allègrement une porte ouverte !

Imaginons un instant cet hypothèse de travail selon laquelle, si les parents d’un enfant en très bas âge éprouvent un besoin vital de lui trouver une place d’accueil, c’est précisément parce qu’ils ne seront pas en mesure de s’en occuper durant la majeure partie de la journée, pour des raisons qui relèvent la plupart du temps de leurs obligations professionnelles.

Simple hypothèse...

Très concrètement, cela impose qu’ils effectuent tous les jours, le matin dans un sens et le soir dans l’autre, dans l’urgence d’un horaire à respecter (voire même de plusieurs à concilier), un trajet correspondant au mieux - dans toute la mesure du possible - à celui qui est directement compris entre leur domicile et leur(s) lieu(x) de travail respectifs.

Le plus court.

Le plus rapide.

Dans un tel cas de figure, ces difficultés "de base" se compliqueront le cas échéant de la contrainte supplémentaire d’avoir, dans le même laps de temps, à déposer puis à récupérer par la suite un ou même plusieurs enfants, qui un bébé dans une crèche, qui sa soeur ou son frère près des locaux de l’école maternelle ou de l'école primaire, lorsque ce n'est pas dans les deux.

Nous parlons d'expérience !

Cela explique d’ailleurs que l’on tente de plus en plus de résoudre ponctuellement ce type de contingences en concevant des projets originaux de crèches implantées dans ou à proximité des gares, voire même que l'on mette au point des initiatives de "crèches d'entreprises".

Cette problématique des contraintes liées aux déplacements journaliers est certainement une des composantes essentielles des préoccupations de tous les citoyens actifs, de telle sorte qu'il ne faut pas s'étonner des résultats de l'étude rendue publique ce matin même, selon lesquels "un Belge sur quatre serait prêt à changer de travail pour se rapprocher de son domicile"*

Certes il faut admettre que le personnel d'une administration communale, de même que des mandataires locaux, sont sans doute souvent moins soumis à ce genre de problèmes, leur trajet journalier se résumant souvent à quelques centaines de mètres.

Revenons dès lors à ce projet de création d'une nouvelle crèche au Point du Jour à BOUSVAL, qui concentrera dans ce village la majeure partie de l’offre communale d'accueil, soit 42 places en intégrant - en les supprimant, rappelons-le encore une dernière fois - les 16 places déjà existantes dans celle qui est toujours actuellement en service.

Se poseront alors de très délicates questions, d'une part celle de la mobilité, à savoir l'impact que représenteront journellement ces besoins en termes d'accroissement de la circulation, sur lesquels nous reviendrons plus tard, et d'autre part, de l'éventuelle répartition "géographique" de l'offre d’accueil.

Sachant en effet que les autorités estiment les besoins actuels entre 100 et 150 demandes, quels seront les éventuels critères d'attribution des places entre les différents villages qui composent l'entité de GENAPPE, sachant que certains - la plupart - n'en possèdent, et n'en posséderont, pas ?

A moins de voir cette nouvelle offre intégralement absorbée par les demandes émanant du village de BOUSVAL même, au détriment des autres pourtant tout aussi - toutes aussi - légitimes et urgentes !

Faut-il considérer que, d’une manière très pragmatique, les places disponibles seront accordées à tout le moins en priorité aux habitants du village de BOUSVAL - argument de proximité oblige - ou au contraire, qu'il faudra élaborer des critères d'attribution objectifs à l'instar de ce qui se fait pour les écoles...

Compte tenu d’une demande excédentaire de candidatures par rapport au nombre de places déclarées disponibles, va-t-on départager les demandes selon de tels critères précis et connus de tous, dont celui de l'appartenance à un village plutôt qu'un autre, en élaborant une sorte d'« indice composite » ?

Au risque de voir surgir des notions, fort délicates et très polémiques à l'heure actuelle, telles que des « quotas », ou de recourir à un système du « premier arrivé, premier inscrit ».

Sinon aussi, comble d’horreur, de pouvoir craindre un certain « clientélisme ».

Face au concept d'une luxueuse crèche construite dans le centre de BOUSVAL, les habitants des autres villages de GENAPPE seraient en tout cas selon nous légitimement en droit de se poser cette bête question :

"Et nous alors ?"

(à suivre)

* LE SOIR, jeudi 17 septembre 2015

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