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Ce blog est destiné à servir de support à des actions et des échanges relatifs à l'insécurité routière et aux nuisances sonores liées au trafic dans l'entité du village de BOUSVAL (BRABANT WALLON)

Crèche au Point du Jour : peut-être du nouveau (2)...

Publié le 4 Novembre 2015 par dominique VANESPEN in GENERALITES

Les réactions des Ministres, disions-nous...

Du Cabinet de Madame Joëlle MILQUET, Ministre de la Petite Enfance de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous avions reçu en son temps un accusé de réception par mail, dans lequel le Chef de Cabinet Adjoint de la Cellule Enfance, Monsieur Jean-François BROUILLARD (également Commissaire du Gouvernement auprès de l'ONE) « prenait connaissance » de nos courriels, « s'informait » et « revenait vers nous » (sic).

Ce que nous attendons toujours...

De Monsieur le Ministre d'Etat André FLAHAUT, nous avons par contre reçu une lettre par laquelle il confirmait que la VILLE DE GENAPPE était bien inscrite dans le programme PLAN CIGOGNE III pour la transformation de la MCAE « Les Minis-Pousses » (?), d'une capacité de 16 places, en une crèche de 42 places.

Il nous informait toutefois avoir fait part de nos préoccupations au Comité subrégional du Brabant Wallon, « afin que les particularités du projet soient bien étudiées et prises en compte ».

De Monsieur René COLLIN, Ministre Wallon ayant en charge l'agriculture mais également les infrastructures sportives et celles qui sont relatives à l'accueil de la Petite Enfance, nous avons reçu après un long délai une réponse fort impersonnelle, d'une assistante de son chef de Cabinet, qui nous assurait que notre courriel était « bien parvenu » au Ministre, n'avait « pas manqué d’attirer son attention », de même qu'il remerciait « vivement de lui avoir transmis ».

Beaucoup plus constructive allait être la réaction du Ministre-Président Paul MAGNETTE, qui prit la peine de replacer la question dans son contexte institutionnel en traçant les grandes lignes de la procédure formelle et contraignante requise en cette matière.

Chose que nous connaissions déjà, mais que certaines formations politiques locales semblent avoir dès le départ fort négligée, ce sur quoi nous aurons l'occasion de revenir.

Une réponse que nous estimons dès lors utile de reproduire in extenso.

« Je dois vous dire que c’est l’ONE – relevant de la Communauté française ‑ qui donne l’autorisation et l’agrément pour permettre l’ouverture des crèches. C’est à cet organisme qu’il appartient de vérifier si toutes les conditions sont réunies pour assurer un accueil sûr et de qualité garantissant le bien-être des enfants. Son contrôle porte notamment sur la salubrité, la protection des prises électriques, les matériaux de construction ou la sécurité des escaliers. Cette institution ne relevant pas de la Région wallonne, mon Gouvernement ne peut lui donner d’injonction directe. Je pense donc que le mieux pour vous est de vous adresser à son comité subrégional du Brabant wallon, qui a probablement dû instruire le dossier, le processus d’autorisation et d’agrément mené par la Communauté étant toutefois strictement administratif. »

Last but not least, Monsieur Christophe LACROIX, Ministre du Budget de la REGION WALLONNE, nous adressait quasiment le même jour une note extrêmement circonstanciée, dont le contenu attestait non seulement de la pertinence des craintes que nous avons exprimées depuis de longues semaines déjà, outre qu'il faisait état de ce qu'elles avaient trouvé écho à plusieurs niveaux des instances politiques, en suscitant des interrogations qu'elle ne semblait pas avoir rencontrées jusqu’alors.

Bien entendu, c'est nous qui soulignons en caractères gras certains passages, ceux qui nous paraissent les plus intéressants pour la suite de notre réflexion.

« J’ai lu avec beaucoup d’attention votre mail du 8 octobre dernier et je comprends votre inquiétude relative au projet de crèche au sein du village de BOUSVAL.

Ce dossier, remis par la Ville de GENAPPE, a été examiné par l’ONE et par l’administration wallonne en charge de l’accueil de la petite enfance du point de vue des infrastructures.

Il a reçu l’aval de ces deux administrations tant en ce qui concerne sa recevabilité et que les différents critères auxquels il devait se conformer dans le cadre de l’appel à projets.

Nous devons bien constater que les critères auxquels vous faites référence dans votre courriel, à savoir l’accessibilité d’une part, et le bruit d’autre part, n’étaient pas repris dans ceux retenus par les différentes administrations, davantage portés sur l’agencement et les normes auxquelles le bâtiment devait répondre.

Si nous pouvons le regretter aujourd’hui, il n’en demeure pas moins que ce projet répondait à l’appel lancé dans le cadre du plan Cigogne, raison pour laquelle il a été retenu.

Néanmoins, suite à un contact pris avec les cabinets du Ministre Wallon en charge des infrastructures de la petite enfance et du cabinet de la Ministre de la Fédération Wallonie- Bruxelles, en charge de l’accueil de la petite enfance, il apparaît que la ville de GENAPPE se soit interrogée sur les conséquences, dans le cadre du présent appel, d’une modification de l’implantation de la crèche. Il semble qu’il y ait donc une prise de conscience des instances communales sur l’opportunité de la localisation initialement choisie et d’une éventuelle modification de celle-ci.

Les modalités relatives à la modification du lieu de l’implantation, du point de vue du subventionnement, semblent également avoir été communiquées à la ville.

J’espère ainsi avoir répondu à vos attentes et vous prie de croire à mes meilleures salutations. »

D'où cette question qui s'impose maintenant à nous.

Quel est le stade actuel de la réflexion communale sur le point de savoir si - et pour quelles raisons éventuelles - la VILLE DE GENAPPE entendrait encore maintenir son projet en l'état, de l’installation d'une crèche au Point du Jour à BOUSVAL, ultra-moderne mais sur un emplacement manifestement inadéquat de par son environnement extérieur ?

Car situé à proximité immédiate des pollutions de la voie rapide RN25, et loin de toute infrastructure scolaire autant que des transports publics, sans même parler des demandes de places d'accueil, dont la majorité émanerait - chiffres de l'Etat civil à l'appui - des autres villages de l'entité.

Sous peu, nous ne manquerons pas de la lui répercuter...

(à suivre)

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