Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ce blog est destiné à servir de support à des actions et des échanges relatifs à l'insécurité routière et aux nuisances sonores liées au trafic dans l'entité du village de BOUSVAL (BRABANT WALLON)

Rencontre du troisième type.

Publié le 4 Octobre 2016 par dominique VANESPEN dans AUTRES

Linteau de porte d'entrée en roche ordovicienne. Rue du Château BOUSVAL. Photo D. VANESPEN

Linteau de porte d'entrée en roche ordovicienne. Rue du Château BOUSVAL. Photo D. VANESPEN

Souvenirs, souvenirs...

En effectuant des recherches pour notre tout récent article* consacré au sous-sol méconnu de notre village, nous sommes tombés presque par hasard sur un témoignage que nous avions rédigé pour notre blog de paléontologie, non pas sur cette sortie elle-même, mais sur une autre promenade de géologie effectuée à la même époque dans notre région.

Organisée par l'association « Les Amis de Bousval ». cette activité allait bien débuter, avant de prendre une tournure totalement inattendue, par un fait divers tellement révoltant qu'il faire l'objet d'une plainte au Parquet de NIVELLES et à la Police de GENAPPE

Qui finirait malheureusement par être classée sans suite...

Ce compte-rendu, nous ne résistons pas à l'envie de vous le reproduire ci-dessous.

In extenso...

Explications circonstanciées d'un géologue, devant.. sa propre maison. Photo D VANESPEN

Explications circonstanciées d'un géologue, devant.. sa propre maison. Photo D VANESPEN

Quad neuf à Bousval ?

Cet article aurait tout aussi bien pu s’intituler « C’est arrivé près de chez vous ».

Cela s’annonçait pourtant comme une belle promenade, une des nombreuses que vous pouvez faire dans la localité.

Le temps était propice, incroyablement doux, dans un milieu de journée qui allait s’annoncer comme le point culminant d’un redoux d’arrière-saison tel qu’on n’osait même plus l’espérer.

Une ballade à thème, didactique, puisque notre guide était un professionnel de la géologie.

Le but de l’activité du jour était d’examiner des affleurements de roches et de sable, mais cela eût pu être une « promenade champignons » ou une simple ballade de santé.

Cela avait débuté dans une atmosphère bon enfant, par une explication préalable dispensée dans le porche de l’église.

Un sujet très pointu : difficile évidemment de résumer quelques centaines de millions d’années en quelques explications pourtant agrémentées de force graphiques !

Puis la petite troupe avait emprunté le tout fringant Ravel pour remonter à mi-hauteur du sentier de la Roche.

Une douzaine de personnes dans ce chemin encaissé, pentu et exigu, où la progression est rendue malaisée par les pierres et une profonde ravine.

Halte dans le sentier "chemin de la Roche", avec ses schistes noirs de l'ère primaire (Formation de Mousty)

Halte dans le sentier "chemin de la Roche", avec ses schistes noirs de l'ère primaire (Formation de Mousty)

Une nouvelle halte devant la roche verdâtre puis, tout à coup, les vrombissements en arrière. Quatre gros quads surgissent et entament la montée.

Le premier d’entre eux arrive à hauteur des promeneurs : un court échange, histoire de leur faire comprendre que nous sommes en milieu forestier et qu’ils ne sont pas les bienvenus.

Le conducteur s’énerve très vite, hurle pour qu’on lui cède le passage et devant le refus unanime, il met brutalement les gaz.

Dans le vrombissement du véhicule typique de ces grands amoureux de la Nature, il passe en trombe, les piétons surpris ayant juste le temps de s’écarter et de se mettre à l’abri de part et d’autre du chemin.

Outrée, la douzaine de promeneurs se regroupe et bloque à nouveau le passage aux trois quads restants, ceux qui entendent poursuivre la montée.

Nouveaux échanges verbaux, le premier conducteur avec un enfant en bas âge tente une explication foireuse, mais la décision est prise : on téléphone illico au 101, service de Police.

Photo C WIBO

Photo C WIBO

Ils ont compris et entament laborieusement leur manœuvre de marche arrière pour effectuer un demi-tour et disparaître finalement au bas du sentier.

La promenade reprend mais pour une très courte durée : le premier quad, celui qui avait forcé le passage, réapparaît sur la hauteur et revient rapidement devant la petite troupe.

Pas question de le laisser passer. Le conducteur du quad s’énerve à nouveau et recommence à hurler, proférant des menaces contre un des membres, celui qui est directement devant son véhicule.

« Bouge toi ! Bouge-toi de là. Bouge-toi parce que je t’écrase ! »

Il avance et le piéton finit par tomber en arrière, immobilisé, coincé presque sous la machine : « Mon pied est en dessous »

Le conducteur du quad continue à hurler : « Je m’en fous ».

Le piéton : « Je ne sais pas : j’ai mes pieds en dessous ».

Photo C WIBO

Photo C WIBO

L’autre : « Dépêche-toi parce que je t’écrase. Tu ne seras pas le premier, tu ne seras pas le dernier ! »**

Il se lève sur son quad et empoigne par la veste l’un des autres promeneurs, le menaçant de lui porter des coups.

Tout le monde se mobilise. On en profite pour extraire l’infortuné piéton et devant la tournure dangereuse qu’ont pris les événements, on crie au quadeur de dégager, ce qu’il s’empresse de faire dans un grand vrombissement de son gros et viril engin couvert de boue.

Cela s’est passé par un joli dimanche ensoleillé d’arrière-saison, propice aux promenades, le 12 octobre 2008, dans un calme sentier de BOUSVAL.

Près de chez vous.

* nous espérons qu'il aura intéressé tous les géologues ou professeurs de géographie de l'entité

** reproduction fidèle d'un enregistrement audio pris sur le vif

commentaires

BOUSVAL-PLAGE. Putain : deux ans !

Publié le 3 Octobre 2016 par dominique VANESPEN dans GENERALITES

Contrôle radar à hauteur du cimetière, rue Point du Jour, BOUSVAL 31 janvier 2015. Photo D VANESPEN

Contrôle radar à hauteur du cimetière, rue Point du Jour, BOUSVAL 31 janvier 2015. Photo D VANESPEN

Loin d'avoir été le pire des cas...

Pour des raisons techniques, nous n'avons en effet malheureusement pas d'illustration d'autres moments forts de ce contrôle de radar préventif qui avait été effectué au début janvier de l'année dernière, par les services de Police de la ZONE NIVELLES-GENAPPE.

Mais les lecteurs nous feront l'amitié de nous croire sur parole*, sur le fait que des voitures dépassaient parfois le 100 km/heure dans cette rue de village, ce plus fréquemment qu'on ne pouvait le croire.

Que nous ayons été contraints de braver le froid plusieurs soirées d'hiver pour obtenir un tel reportage, histoire de nous ménager des preuves tangibles de ce que nous avancions, en vue d'objectiver et d'appuyer d'autant nos demandes auprès des autorités communales, est le symptôme d'un mal qui nous semble récurrent en la matière.

N’ayons pas peur des mots : l'immobilisme.

Que nous avons déjà utilisé dans de précédents articles d'ailleurs.

Car, même si nous pouvons parfaitement comprendre et admettre sans souci que la sécurisation de la traversée de BOUSVAL (avenue des Combattants) suppose obligatoirement une collaboration avec d’autres instances, la REGION WALLONNE en l’occurrence, et que des impératifs de bonne gestion appellent logiquement à coupler l’aménagement de la Place de la Gare avec d’éventuels travaux de réfection de cette voirie, d’autres interventions qui dépendent exclusivement de la bonne volonté communale restent ainsi à désirer, durant de très - trop - longues années.

Pour exemple, nous ne pouvons que retenir ce cas symbolique de la rue Point du Jour, dans la montée vers le cimetière, dont il était largement connu qu’elle supportait une circulation très importante, mais avec cette circonstance aggravante que les vitesses et les comportements de conduites (totalement) à gauche avaient été à maintes reprises dénoncés sans aucune suite généralement quelconque.

Finalement, après plusieurs tentatives infructueuses, il nous aura fallu la création de ce site, quelques lettres de citoyens demandeurs de sécurité routière, et l'initiative d'une pétition en bonne et due forme pour faire bouger les lignes.

Avec ce sentiment amer - cette conviction profonde - que rien n'eût encore été fait à ce jour sur place sans notre obstination et nos actions répétées !

Mais si cet article célèbre la deuxième année d’existence de BOUSVAL-PLAGE, il constitue donc aussi la première date anniversaire pour la problématique qui précède, puisque c’est l’année dernière à cette même époque que des chicanes avaient fait leur apparition dans la rue Point du Jour précitée.

Rue Point du Jour, BOUSVAL 5 octobre 2015.

Rue Point du Jour, BOUSVAL 5 octobre 2015.

Un système qui n’avait toutefois pas notre préférence et dont l'efficacité s'avére fort relative par endroits, de même que son esthétique assez douteuse.

D'une manière plus générale, et au risque de nous avancer, notre sentiment est qu’il n’existe au niveau de la VILLE DE GENAPPE aucune détermination à prendre le problème de la sécurité routière à bras le corps, et de TOUT faire pour améliorer sensiblement la situation, ne fut-ce par exemple qu’en appliquant sur le terrain et envers les usagers une politique de communication COHÉRENTE, qui voudrait que l’on instaure systématiquement des solutions réglementaires (signalisations) identiques pour des situations totalement semblables.

Une vision d'ensemble...

Ainsi, pourquoi des panneaux de priorité de droite au bénéfice de simples chemins de terre, alors qu’ils ont été refusés dans des cas (tous proches) de croisements fréquentés et plus dangereux, sous prétexte que cette priorité est évidente, ce dont ne semblent pas conscients nombre d'habitués des lieux ?

Cas vécu, sur lequel nous reviendrons à l’occasion...

Rue Point du Jour, 27 septembre 2009 (panneau disparu depuis lors)

Rue Point du Jour, 27 septembre 2009 (panneau disparu depuis lors)

Pourtant, la sécurité routière constitue une des préoccupations majeures de la population, ce que confirment encore tout récemment certaines plaintes émises sur les réseaux sociaux de la localité de GENAPPE.

Certes, toutes les formations politiques se déclarent volontiers prêtes à s’investir dans ce domaine.

Régulièrement même, surtout lors des élections communales.

Mais les dernières eurent lieu le 14 octobre 2012.

Alors, pour paraphraser l’ancien président américain Ronald REAGAN qui s’adressait directement au public après un débat télévisé contre son opposant Jimmy CARTER.

En matière de sécurité routière.

Notamment pour la traversée de BOUSVAL.

« Êtes-vous dans une meilleure situation aujourd’hui qu’il y a 4 ans ? ».

Poser la question, c'est peut-être un peu y répondre...

* nous disposons des chiffres détaillés d'un contrôle effectué plus bas dans la montée, quelques mois auparavant, mais que nous nous sommes engagés à ne pas publier.

commentaires

Les petits trésors de BOUSVAL (4)...

Publié le 1 Octobre 2016 par dominique VANESPEN dans AUTRES

Les petits trésors de BOUSVAL (4)...

« Il était une fois… »

« En ce temps-là, les eaux de la mer recouvraient notre sol. Lorsqu’elles se retirèrent, nos collines de l’ère tertiaire apparurent comme des dunes de sable bruxellien recouvertes d’une mince couche de limon et laissant apparaître par endroits comme à La Motte, Wanroux, Basse-Laloux et la Tassenière des affleurements plus anciens de quartzite et de phyllade (roche dure qui se divise facilement en feuillets et qui a servi à la construction de nombreux anciens bâtiments notamment l’abbaye de Villers) »

« Mais abandonnons ces explications ; elles sont trop savantes et risqueraient de nous brouiller avec nos lecteurs. »

Ainsi s’exprimait Georges DELTOUR dans le deuxième chapitre de son fameux livre intitulé « Si Bousval m’était conté », qui paraissait en 1956.

Dans son rapide survol de la « Préhistoire » du village, l’auteur se bornait à préciser qu’à certains endroits disséminés de son territoire, et notamment les « Grands fossés » de Saint-Donat, on pouvait trouver des « cailloux de sable » aux formes bizarres, et qui étaient souvent percés d’un cylindre, vestige probable d’un ver marin pétrifié.

Concrétion de sable. Rue Haute. BOUSVAL (échelle cubique au centimètre).

Concrétion de sable. Rue Haute. BOUSVAL (échelle cubique au centimètre).

Piste probable de déplacement de ver marin.

Piste probable de déplacement de ver marin.

Autre piste de déplacement de ver marin.

Autre piste de déplacement de ver marin.

Idem.

Idem.

Ces affleurements de sables dits « de Bruxelles », très typiques, que les spécialistes décrivent comme « grossiers quartzeux blanchâtres, jaunes, gris verdâtre, altérés ocres », avaient même livré quelques fossiles (une carapace de tortue et un crâne de poisson) dans les environs de Promelles, mais on les trouve également au sud de Bousval, entre le chemin creux de « Basse Lalou » et la ferme de la Baillerie.

Car ces paysages qui font partie de notre quotidien, à l’instar du village et de ses habitants, ont eux aussi leur origine et leur petite histoire !

Ainsi, dans la direction de NIVELLES, ce sont plutôt de larges plateaux limoneux favorables à l'agriculture et généralement en pente insensible vers le Nord, qui constituent un paysage mollement ondulé, tandis que vers l’Est, nos « Ardennes brabançonnes » forment un relief plus accidenté, avec les deux vallées principales de la Dyle et de la Thyle, leurs affluents secondaires (comme le Cala, la Falise ou le Ri d'Hé), de même que des versants abrupts et boisés marqués par une dénivellation qui dépasse souvent les cinquante mètres.

Il ne faut toutefois guère s’y tromper, car la géologie est une science dont la complexité est insoupçonnable pour le commun des mortels que nous sommes !

Ainsi, cette couverture dite « cénozoïque », récente en termes de temps géologique, recouvre en réalité des terrains beaucoup plus anciens, des formations rocheuses dites « calédoniennes », qui ne sont visibles que sur des aires limitées, aux bas des versants des vallées principales.

Quoique à NOIRHAT et à BOUSVAL même, les affleurements soient peu nombreux et de « mauvaise qualité » - en terme d’observation scientifique s’entend -, certains auront peut-être eu la surprise de les rencontrer à l’occasion de travaux, en se heurtant d’une manière très inattendue à une roche compacte et particulièrement dure.

Fragment de roche paléozoïque. Rue Haute à BOUSVAL

Fragment de roche paléozoïque. Rue Haute à BOUSVAL

Fragment de roche paléozoïque. Rue Haute à BOUSVAL (autre face)

Fragment de roche paléozoïque. Rue Haute à BOUSVAL (autre face)

Cela ne va pas sans incidences pratiques, puisque certains auront entendu parler du radon, ce gaz radioactif naturel qui provient de la désintégration de l'uranium.

Contenu en très faibles quantités dans le sous-sol, il peut - en migrant vers la surface -s'accumuler dans les bâtiments et exposer les habitants à un risque accru de cancer du poumon.

Une autre conséquence notable de cette présence d’un « socle paléozoïque » sera son exploitation aquifère à la source de l'Usine d'eau minérale de Bousval, où des analyses chimiques avaient démontré que l'eau était très pure et exempte de matières organiques.

Mais c’était avant la Mondialisation, puisqu’elle avait été rachetée à la fin des années soixante, par une firme de sodas bien connue, pour mieux être fermée dans la suite immédiate.

Bref, pour ceux qui s’intéressaient aux origines lointaines de leur cadre de vie et qui souhaitaient en savoir plus, au-delà des paysages de randonnées, une promenade géologique permit voici quelques années déjà de tenter d’apercevoir ce qu’il y avait en dessous.

Cette excursion didactique était organisée (5 mai 2007) par le GEST, « Groupe d’Etude des Sciences de la Terre », une association d’amateurs et de professionnels dont les locaux étaient situés à BRUXELLES et dont votre serviteur fut le secrétaire (désigné volontaire) durant de très nombreuses années**.

Notre guide du jour était le professeur Alain HERBOSCH, de l’Université Libre de Bruxelles, qui enseignait la sédimentologie à la Faculté des sciences (Département des Sciences de la Terre et de l'Environnement), où il réalisait des levés géologiques de même qu’il dirigeait des excursions destinées à illustrer les cours de géologie sur le terrain.

Alain HERBOSCH, sédimentologue à la Faculté des Sciences de l'ULB. 5 mai 2007 Photo D VANESPEN

Alain HERBOSCH, sédimentologue à la Faculté des Sciences de l'ULB. 5 mai 2007 Photo D VANESPEN

Comment remonter le temps sur 450 millions d'années... Photo D VANESPEN

Comment remonter le temps sur 450 millions d'années... Photo D VANESPEN

L’occasion était à ne pas manquer, puisque le guide de cette excursion n'était ni plus ni moins que l’auteur de la nouvelle « carte géologique Nivelles-Genappe », publiée en 2000, celle qui couvre dans la Province du Brabant et à l’échelle 1/25.000 les communes de NIVELLES, GENAPPE et COURT-SAINT-ETIENNE*

La version précédente datait de 1893 !

Ce travail d’« étude stratigraphique, sédimentologique et géochimique du Cambro-Ordovicien du Massif du Brabant » a été effectué dans le cadre du programme de révision des cartes géologiques de la Wallonie, qui est financé par la REGION WALLONNE (Direction Générale des Ressources Naturelles et de l’Environnement), en collaboration avec le Service Géologique de Belgique, l’Université Libre de Bruxelles, la Faculté Polytechnique de Mons, l’Université Catholique de Louvain et l’Université de Liège.

Des explications fort techniques pour une assistance de simples curieux de la Nature. Photo D VANESPEN

Des explications fort techniques pour une assistance de simples curieux de la Nature. Photo D VANESPEN

Et une sécurité relative, le long de la voie de chemin de fer (Chevlipont, entre TANGISSART et VILLERS-LA-VILLE) Photo D VANESPEN

Et une sécurité relative, le long de la voie de chemin de fer (Chevlipont, entre TANGISSART et VILLERS-LA-VILLE) Photo D VANESPEN

Mais le soleil était de la partie...

* nous en publions ci-dessous la notice explicative, ainsi que le résultat d'un sondage effectué dans les années soixante

** mais pour ceux qui auraient la très mauvaise idée de traiter le créateur de ce site de "néo-rural", qu'ils sachent bien - pour autant que cela ait la moindre importante pour les sujets qui nous concernent - que l'intéressé est né dans un village de WALLONIE, à côté d'une ferme, et réside depuis trois décennies dans un autre village de WALLONIE.... à côté d'une autre ferme.

Notice explicative de la CARTE GEOLOGIQUE NIVELLES-GENAPPE 2000

Professional Papers n°8 - Geological Survey of Belgium - ©2003

commentaires

Radon ? Vous avez bien dit « radon » ???

Publié le 30 Septembre 2016 par dominique VANESPEN dans GENERALITES

Extrait du SCHÉMA DE STRUCTURE de la VILLE DE GENAPPE (voir en toute fin d'article)

Extrait du SCHÉMA DE STRUCTURE de la VILLE DE GENAPPE (voir en toute fin d'article)

Extraordinaire...

Mais surtout de plus en plus inquiétant !

Car ce nouvel élément nous apparaît comme symptomatique de la désinvolture constante des autorités communales de GENAPPE.

Le radon.

Comme si la pollution sonore et atmosphérique n’étaient à elles seules pas déjà largement suffisantes pour dissuader la COMMUNE DE GENAPPE de faire construire prochainement une crèche sur les hauteurs du Point du Jour à BOUSVAL, à côté de la RN25, sans compter « le reste » que nous développerons très bientôt, notre attention vient d’être attirée par une personne vigilante* sur un élément qui semble jusqu’ici être passé totalement inaperçu.

Et dont nous doutons que nos autorités locales y aient attaché la moindre attention, dans leur empressement à finaliser leur projet.

Soit qu’elles ne s’en sont même pas rendues compte, ce qui serait déjà en soi très grave.

Soit qu’elles aient tout simplement décidé de passer outre.

Ce qui le serait encore beaucoup plus !!!

Quoique nous craignons d’ailleurs ne pas pouvoir départager ces deux options, tant chacune d’entre elles nous paraît plus que vraisemblable...

Mais de quoi s’agit-il encore ?

Concrètement, nous parlons du radon, ce gaz auquel personne ne pense, à moins d’être concerné et/ou d’avoir reçu un minimum d’informations sur la question.

Mais c’est un problème de santé publique dans notre pays, ou plus exactement dans certaines régions, car le radon est un gaz radioactif formé par décroissance de l'uranium, présent dans les roches et le sol et qui, inodore et invisible, peut s'infiltrer dans tout type de bâtiment.

Fréquent dans nos Ardennes, mais dont des concentrations importantes sont également relevées plus près de nous, à... BOUSVAL et COURT-SAINT-ETIENNE !

Et surtout : dont les deux formes isotopiques sont objectivées scientifiquement comme des produits qui sont à l'origine du cancer du poumon.

Nous citons textuellement l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire :

Radon et santé.

L'accroissement du risque de cancer pulmonaire est le principal effet sur la santé résultant d'une forte exposition au radon. Cela est bien documenté par les nombreuses études sur les mineurs d'uranium. En se basant sur celles-ci, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé le radon parmi les agents cancérigènes de « groupe 1 » (connus comme étant carcinogènes chez l'homme).

Des études épidémiologiques ont cherché aussi à établir si les concentrations en radon observées dans les maisons constituaient un danger important pour la santé.

La récente analyse groupée des principales études européennes sur le risque lié à l'exposition au radon à l'intérieur de l'habitat estime que le risque de cancer pulmonaire augmente de 16 % par tranche de 100 Bq/m3. La relation dose-effet semble être linéaire, sans seuil, ce qui signifie que le risque de cancer pulmonaire augmente proportionnellement avec l'exposition au radon.

Ce qui nous renvoie directement à la légende du Schéma de Structure de GENAPPE pour la zone du Point du Jour à BOUSVAL, lieu projeté d'implantation d'une crèche

Légende du même extrait du Schéma de Structure de la VILLE DE GENAPPE.

Légende du même extrait du Schéma de Structure de la VILLE DE GENAPPE.

Encore une fois, nous n'inventons absolument rien !

Toutes les données contenues dans cet article proviennent purement et simplement du site de la VILLE DE GENAPPE, à savoir des autorités communales elles-mêmes.

Dans la légende illustrée ci-dessus, nous relevons que le terrain pressenti pour construire la crèche (pour rappel, partie intégrante de la ZACC supposée ne pas être mise en oeuvre) est officiellement répertorié comme « périmètre de risque (>1%) de présence de radon à une concentration plus élevée que 400 Bq/m³ dans la zone urbanisable ».

On croit rêver.

A moins que ce ne soit un cauchemar ?

Pourtant, dans la présentation de son projet par le bureau ABR, lors de la séance du Conseil communal qui s'est tenue le 28 juin 2016 - dont nous attendons avec curiosité et impatience la publication du procès-verbal - aucune allusion quelconque ne fut faite quant à cette grave problématique, a fortiori sans que ne soit non plus faite la moindre mention des techniques auxquelles il serait éventuellement fait recours pour y remédier.

Schéma de structure de GENAPPE : ou comment renier ses propres directives !

Radon ? Vous avez bien dit « radon » ???

Notons par ailleurs qu'aucun conseiller** de la minorité n'exprima (à notre connaissance) non plus de craintes à ce sujet.

Y avait-il des écologistes dans la salle ?

Mais sans aucun doute est-il évident pour tout le monde politique ou autres bien-pensants que les « minis-pousses », bébés et enfants de moins de 3 ans, ne passeront jamais le plus clair de leur temps le nez au ras du sol, là où le danger que représente le radon est le plus grand.

Surréaliste !

RÉSUMONS DONC NOS ARTICLES PRÉCÉDENTS.

Pollution sonore (65dB selon la carte officielle du bruit de la REGION WALLONNE)***

Pollution atmosphérique (35.000 à 40.000 véhicules par jour sur la RN25, proche de 150 mètres, dont 3.000 à 5.000 gros poids lourds en montée à un taux aggravant de 6%)****

Pollution électromagnétique (antenne PROXIMUS dans le clocher de l'église, à mi-hauteur)*****

Et maintenant,… pollution du sol !

N'ayons pas peur des mots : pour installer une crèche communale destinée à accueillir 42 bébés et enfants en très bas âge, la VILLE DE GENAPPE aura choisi un véritable petit coin de paradis : une concentration exceptionnelle de nuisances, quasiment unique dans l'entité, dont on n'arrête pourtant pas de nous répéter qu'elle est rurale et la plus étendue du BRABANT WALLON !

Allez y comprendre quelque chose...

Ce qui nous fait amèrement regretter le titre attribué à notre dernière série d’articles consacrés à la crèche de Bousval.

Car nous n’avons, vraiment, quant à nous plus aucune envie d’en rire !

Et ce qui nous renvoie aussi au tout début de notre précédent article.

Rendez-vous aux prochaines élections communales...

* merci à notre spotter (comprenne qui pourra)...

** nous reviendrons incessamment sous peu sur les positions et attitudes adoptées par celle-ci , tant lors des séances du Conseil Communal que dans des contacts informels

commentaires

Léger changement dans notre programme (3)...

Publié le 29 Septembre 2016 par dominique VANESPEN dans AUTRES

Château de BOUSVAL dit "DELHAIZE", le 4 mai 2008 (lors de la visite organisée par les Amis de Bousval) Photo D. VANESPEN

Château de BOUSVAL dit "DELHAIZE", le 4 mai 2008 (lors de la visite organisée par les Amis de Bousval) Photo D. VANESPEN

Rendez-vous donc aux prochaines élections communales...

Même si nous avons déjà dit et redit que nous ne tenons à manifester aucune préférence politique (et tant qu’à faire, philosophique ou religieuse), souhaitant au contraire conserver autant que faire se peut notre indépendance de réflexion à l’égard de toutes les tendances, quelles qu’elles soient, notre démarche ne peut être complètement dissociée de la vie pratique, à savoir ignorante de la manière dont certaines matières sont/ont été (ou non) traitées par les formations locales.

Du moins bien entendu en ce qui concerne la face visible de l’iceberg !

Pour ce qui est du projet de crèche communale de GENAPPE, que la majorité libérale entend parachuter prochainement sur les hauteurs du village de BOUSVAL, sa position est connue.

Exprimée dans la lettre de Monsieur le Bourgmestre que nous avons publiée précédemment, mais non commentée jusqu’à présent, elle tend à minimiser les éventuels impacts sur la santé des jeunes enfants que pourraient représenter les pollutions sonore et atmosphérique pourtant largement exposées, études scientifiques combien sérieuses et récentes à l’appui, dans nos articles précédents.

S’il fallait résumer le point de vue officiel, le choix d’implantation au Point du Jour garantit que les bébés et les enfants de la commune ne seront pas plus mal là qu’ailleurs.

Nous ne pouvons toutefois résister à l’envie d’observer qu’invoquer la proximité de la RN37 (avenue des Combattants) par rapport à la crèche actuelle n’est en rien pertinent, le volume et la nature du trafic y étant inférieurs d’un facteur 10 à celui de la voie rapide RN25 (proportion énorme de poids-lourds et circulation en pente à 6%+), aucunement comparable donc, sans même tenir compte des vitesses pratiquées, de 50 à ponctuellement 30 km/h dans le premier cas, 120 km/h - et plus si affinités des automobilistes - dans l’autre.

A l’évidence selon le Bourgmestre de GENAPPE les enfants ne peuvent-ils être mis « dans une bulle », même si l’on veillera bien entendu à la qualité acoustique du bâtiment et à la qualité de l’air intérieur par l’emploi de matériaux sains.

Quant à nous, nous ne percevons pas comment composer ces exigences fort rassurantes avec la simple existence d’un préau par exemple.

Qui suppose par nature des activités extérieures soumises en permanence au bruit (65dB selon la REGION WALLONNE, rappelons-le) et à la pollution atmosphérique de la RN25, outre l’obligation évidente d’aérer régulièrement les locaux des crèches, ce qui implique immanquablement des transferts réguliers, à moins d’imaginer un sas et des jeux de pressions positives ou négatives tels que dans certains laboratoires...

Sous un angle plus historique avons-nous le sentiment que l’on va recycler un terrain acquis au motif officiel d’un agrandissement du cimetière de BOUSVAL, ce qui sous-tend le souhait de combler les conséquences d’une erreur d’appréciation dans les besoins territoriaux de la Commune*, à savoir trouver un usage à un terrain ayant perdu toute utilité à court ou moyen terme.

A moins, hypothèse tout aussi vraisemblable, qu’il ne s’agisse pour les autorités qui nous gouvernent d’un raisonnement à plus long terme, à savoir une stratégie de positionnement de la COMMUNE DE GENAPPE visant à mettre discrètement un pied sur le plateau du Point du Jour à BOUSVAL, nonobstant le fait que toute la zone - y compris le lieu d’implantation de la crèche - soit techniquement et juridiquement une ZACC, « Zone d’Aménagement Communal Concerté », nouvelle dénomination des fameuses anciennes « Zones d’extension d’habitat ».

Avec cette perspective de pouvoir dans un avenir indéterminé invoquer contre d’éventuels opposants l’argumentation fallacieuse** selon laquelle l’installation de nouvelles familles le long de la polluante RN25 ne posera aucun problème de santé, puisque « la preuve : la crèche y est déjà... »**

Mais tiens, à propos.

Dans toute cette affaire, reste donc l’opposition communale ???

C’est ce que nous verrons dans le prochain article...

(à suivre)

* incapacité des autorités communales à anticiper l’évolution des traditions funéraires, par le développement (déjà constant et hautement prévisible à l’époque) de la pratique de l’incinération

** outre bien entendu l’incontournable accusation de « NYMBY », invariablement proférée par ceux qui ne subiront aucun dommage dans l’accomplissement d’un projet, ou même qui espèrent en tirer un avantage, de quelque nature que ce soit

commentaires

Traversée de BOUSVAL : l’immobilisme le plus complet (5) !

Publié le 26 Septembre 2016 par dominique VANESPEN dans AVENUE DES COMBATTANTS (du fond du court)

Et même beaucoup plus près de nous...

Nous avons récemment publié l’annonce d’une pétition de sécurité actuellement en cours dans le village de MALONNE, qui tendrait à monter que nous ne sommes pas seuls dans ce dur combat.

Notre attention aura également été attirée sur les échanges qui viennent d’avoir lieu quant à des plaintes récurrentes de sensations de danger subies en diverses occasions dans l’entité de GENAPPE suite à la vitesse excessive de certains usagers*.

Ce qui nous fait revenir avec d’autant plus d’insistance sur ces améliorations qui pourraient être apportées dans le centre des villages, nonobstant des aménagements physiques complémentaires autant qu’indispensables, à savoir un réseau de radars fixes à caractère répressif.

L’avantage d’une présence visible et permanente de systèmes de contrôle qui seraient installés est - serait - que l’effet obtenu sur le ralentissement s’avère dans tous les cas aussi immédiat qu’efficace sur le long terme.

Pour tous les conducteurs et quel que soit leur type de véhicule, la perspective d’être flashé - contrairement aux campagnes épisodiques et plutôt confidentielles - est alors bien réelle car particulièrement tangible, incarnée par un simple boitier, même - SURTOUT - lorsqu’il est impossible de déterminer si ce dernier est ou non porteur d’un appareil permettant le contrôle des vitesses.

Ne connaissant pas les données techniques, financières et opérationnelles de ce type d’équipement, nous ne pouvons évidemment pas faire la part des choses entre les options d’un « flashage » continu par des radars fonctionnant en permanence, par exemple à hauteur d’un carrefour avec feu tricolore (ce qui permettrait de réguler à la fois la vitesse et l’éventuel franchissement « au rouge »), et la potentialité incarnée par d’autres, qui seraient érigés sur poteaux tout au bord de la voirie et équipés d’un dispositif d’une manière plus aléatoire, dans le cadre d’une « tournante ».

Toutefois, il suffit d’observer le comportement des usagers (ou notre propre habitude personnelle) face à ces radars fixes, quel qu’en soit le type, pour se persuader que l’effet escompté serait instantané, et qu’il pourrait être vérifié en permanence, de jour comme de nuit, pendant ou hors les vacances scolaires.

Fidèles à notre principe citoyen de non-ingérence quant au choix souverain par les autorités communales et policières des moyens techniques auxquels elles décideraient d’avoir recours, nous ne pouvons donc qu’espérer un changement radical des nôtres, qui voyaient jusqu’à présent l’option des radars permanents de contrôle seulement comme une hypothèse contraignante, à la fois en termes d’effectifs supplémentaires et de surcroit d’un suivi judiciaire à apporter aux constats qui viendrait à être effectués.

N’oublions donc pas que nous disposons d’un « Collège de Police » où, parmi d’autres, siègent le Bourgmestre de GENAPPE et le Chef de corps de la Zone, qui représente le lieu dans lequel sont définies les priorités des actions de notre corps de police (« Plan zonal de sécurité »).

Sans compter qu’il existe également un « Conseil de Police » où des délégués de notre Conseil Communal peuvent évoquer des problèmes de sécurité routière, suggérer des initiatives et demander des explications sur ce qui a été fait ou sera fait dans le futur.

La question de radars fixes à fonction répressive dans la ZONE DE POLICE NIVELLE-GENAPPE sera-t-elle prochainement (aurait-elle déjà été) enfin mise à l’ordre du jour ?

Du « Conseil de Police » ?

Du « Collège de Police » ?

Pour l’heure, nul ne le sait.

Et c'est bien dommage...

* sur le site « Tu es un vrai chenapan »

commentaires

Les petits trésors de BOUSVAL (3)...

Publié le 25 Septembre 2016 par dominique VANESPEN dans AUTRES

Carte à jouer publicitaire SOURCES DE BOUSVAL

Carte à jouer publicitaire SOURCES DE BOUSVAL

Souvenirs d'un quotidien révolu...

Que les moins de ...(ouh là) ne peuvent pas connaître.

Divers courriers à entête, menu, enveloppe, carte à jouer, carnet de cartes postales SOURCES DE BOUSVAL

Divers courriers à entête, menu, enveloppe, carte à jouer, carnet de cartes postales SOURCES DE BOUSVAL

Idem

Idem

Menu et carte à jouer SOURCES DE BOUSVAL

Menu et carte à jouer SOURCES DE BOUSVAL

Un des motifs décoratifs classiques des SOURCES DE BOUSVAL

Un des motifs décoratifs classiques des SOURCES DE BOUSVAL

Papier de courrier à entête

Papier de courrier à entête

Idem en gros plan

Idem en gros plan

Enveloppe officielle des SOURCES DE BOUSVAL : il fallait téléphoner au GENAPPE n° 43...

Enveloppe officielle des SOURCES DE BOUSVAL : il fallait téléphoner au GENAPPE n° 43...

Carnet publicitaire, de cartes postales.

Carnet publicitaire, de cartes postales.

Une vue très classique (échelle cubique 1 cm)

Une vue très classique (échelle cubique 1 cm)

Toute la suite d'un peu plus près : vue générale extérieur des bâtiments

Toute la suite d'un peu plus près : vue générale extérieur des bâtiments

Vue générale intérieure des mêmes bâtiments SOURCES DE BOUSVAL

Vue générale intérieure des mêmes bâtiments SOURCES DE BOUSVAL

Nettoyage des bouteilles SOURCES DE BOUSVAL (on n'a vraiment pas inventé le recyclage)

Nettoyage des bouteilles SOURCES DE BOUSVAL (on n'a vraiment pas inventé le recyclage)

Mise en bouteilles SOURCES DE BOUSVAL

Mise en bouteilles SOURCES DE BOUSVAL

Laboratoire SOURCES DE BOUSVAL

Laboratoire SOURCES DE BOUSVAL

L’étiquetage des bouteilles aux SOURCES DE BOUSVAL

L’étiquetage des bouteilles aux SOURCES DE BOUSVAL

commentaires

Traversée de BOUSVAL : l’immobilisme le plus complet (4) !

Publié le 24 Septembre 2016 par dominique VANESPEN dans AVENUE DES COMBATTANTS (du fond du court)

Pétition  pour la sécurité routière, actuellement en cours à MALONNE.

Pétition pour la sécurité routière, actuellement en cours à MALONNE.

A croire que nous ne sommes pas tout seuls...

Manifestement, les préoccupations de sécurité routière sont partagées par nombre de nos concitoyens.

Pour peu d’ailleurs que leur situation soit similaire, leurs réclamations en seront d’autant plus proches des nôtres.

La demande est convergente : lutter contre les vitesses excessives dans les longues lignes droites, par tous les moyens possibles, qu’ils soient préventifs, répressifs et techniques.

Pour ce qui est de ces derniers, nous avions déjà émis auparavant notre souhait que des aménagements physiques soient apportés dans la traversée du village de BOUSVAL.

A ce propos, est-il nécessaire d’insister encore une fois sur le fait que nous estimons ne pas avoir à émettre d’exigences précises quant au choix des moyens utilisés, qui relèvent de la compétence souveraine des autorités locales et régionales, sous réserve de notre droit le plus strict d’avancer tout de même nos préférences ?

Pour peu qu’ils soient enfin réalisés sur le terrain et efficaces !

Dans le présent article, nous n’aborderons toutefois pas ce sujet épineux, qui risque de faire couler encore beaucoup d’encre en ce qui concerne l’avenue des Combattants, mais nous souhaitons revenir aux deux premières options citées, le préventif et le répressif.

Dans le premier cas, constatons pour notre part que ses limites sont vite atteintes : il suffit d’observer les indications parfois surprenantes du radar d’avertissement bien installé quelques dizaines de mètres avant l’école communale de BOUSVAL, mais au bout d’une interminable ligne droite qui n'incite pas à la modération, surtout pas celle des motards en mal de sensations fortes.

Tous ceux qui résident dans le centre savent de quoi on parle.

A l’inverse, l’appareil qui interpelle les usagers venant de GENAPPE perd beaucoup de son utilité pratique, mais pour des raisons différentes, installé qu’il est dans un virage serré dans lequel les vitesses élevées sont quasiment impraticables.

Son déplacement serait à notre sens très utile, par le rapprochement vers l'école Saint-Marie, une option que nous avions avancée voici quelques années, sans grand succès.

Dans le second cas, à savoir le répressif, nous avons déjà largement exprimé nos doutes sur l’efficacité réelle des contrôles sporadiques, dont le caractère épisodique et non visible n'est pas vraiment de nature à impressionner durablement les conducteurs pressés, au-delà en tout cas du temps très court pris pour le rare payement d'une amende transactionnelle.

Par contre, nous avions depuis longtemps l’intention de développer, dans la présente série d’articles, tout le bien que nous pensons des radars fixes répressifs, installés dans le centre à perpétuelle demeure, tels qu’on en rencontre de nombreux un peu partout, bien visibles dans la plupart des cas (beaucoup moins dans de rares autres), mais hors de la Zone de Police NIVELLES-GENAPPE !

Car là résidait selon nous une curieuse réticence de nos autorités locales à envisager l'investissement à long terme dans ce type de radars, dont l'efficacité n'est pourtant plus à démontrer.

Lors d'une campagne lancée en novembre 2012 par la REGION WALLONNE « pour lutter contre la vitesse inadaptée », des explications officielles de cette carence avaient été avancées*.

L'aspect financier d'une part, les radars répressifs coûtaient plusieurs dizaines de milliers d'euros, bien qu'il fut précisé à l'époque qu'une convention avait été signée un an auparavant entre la ZONE DE POLICE et cette même REGION WALLONNE, un accord devant permettre d'obtenir une intervention dans ce cadre.

L'obstacle devait donc être levé « prochainement », du moins était-il précisé à l'époque, car la question qui se pose a posteriori est de savoir quel sens il faut donner à un tel terme, puisque nous n'avons reçu aucune nouvelle positive en ce sens depuis lors.

Mais au-delà des questions purement financières, les autres raisons avancées pour l'absence d'investissement en matière de radars répressifs étaient plutôt d'ordre administratif : l'obligation de recruter du personnel complémentaire pour traiter les constatations, de même que l'incapacité des Parquets à suivre « un tel afflux de procès-verbaux ».

Deux obstacles présentés donc comme « majeurs », bien que l'argumentation ne nous ait pas semblé pertinente.

Elle donnait même la désagréable impression d'un hôpital qui préférerait ne pas trop procéder à des radios de contrôle du thorax, pour ne pas avoir à soigner par la suite les cancers du poumon qui auraient été détectés.

Jeter le bébé avec l'eau du bain...

(à suivre)

* Le Journal de GENAPPE, novembre 2012 page 4

commentaires

Léger changement dans notre programme (2)...

Publié le 23 Septembre 2016 par dominique VANESPEN dans GENERALITES

La Dyle à BOUSVAL, le 13 avril 2012; Photo D. VANESPEN

La Dyle à BOUSVAL, le 13 avril 2012; Photo D. VANESPEN

Programme non électoral...

Mais contraints et forcés de le faire...

Nous avons créé ce site pour tenter de faire avancer la cause de la sécurité routière et du bien-vivre dans le village de BOUSVAL.

Ce, après que nos tentatives d'obtenir des actions ponctuelles de la part des autorités communales soient longuement restées sans suite aucune sur le terrain.

Déjà en 2007, une démarche citoyenne de notre part nous avait conduits à présenter devant la très officielle « Commission de Circulation » de GENAPPE un dossier extrêmement complet sur une problématique particulière, celle de la vitesse excessive de très nombreux véhicules dans la montée de la rue Point du Jour, entre l'église et le cimetière.

Naïvement, nous avions à l'époque espéré que cette étape ne soit en réalité qu'une simple et rapide entrée en matière, puisque la voirie concernée ne relevait que d'une gestion purement communale.

Comprendre : à l'exclusion de la REGION WALLONNE, à laquelle il était aisé pour certains de renvoyer systématiquement la balle.

Aucun obstacle d'ordre technique, mais surtout juridique et/ou administratif ne s'opposerait - du moins selon nos futiles espérances de l'époque - à ce que des actions concrètes et immédiates fussent entreprises pour « pacifier » cette zone, puisque la COMMUNE DE GENAPPE était seule concernée dans cette affaire, car l'unique autorité compétente.

Avouons-le également, nos espoirs secrets étaient d'engranger rapidement ce premier succès sur le terrain, de manière à créer une dynamique de discussions susceptible de s'élargir à d'autres secteurs, dont en priorité celui de la traversée du village, avec la - finalement bien-nommée - avenue des Combattants.

Quelques années plus tard, après nombre de péripéties frisant parfois le ridicule en ce qui concerne l'installation chaotique et parfois folklorique de panneaux de signalisation, nous nous étions toutefois rendus à l'évidence.

Nous en étions toujours au point mort !

Encore dans nos oreilles résonnaient pourtant ces mots de Monsieur le Bourgmestre Gérard COURONNE, prononcés en 2007 à l'issue de la Commission précitée « Si la vitesse n'est pas réduite, ce sera un plateau » (sic).

Sept ans plus tard, il aura encore fallu la création du présent site, l'organisation d'une pétition sur la sécurité routière et quelques réunions dont nous vous ferons grâce des détails pour que des chicanes ne finissent par apparaître dans la rue Point du Jour.

Une solution technique qui n'avait pas nos faveurs, mais que nous avons dû accueillir à défaut de mieux, n'ayant selon notre position de principe aucune exigence à formuler, en notre qualité de simples citoyens, quant au mode de ralentissement utilisé.

Nous reviendrons prochainement en détail sur cette question, l'aménagement réalisé l'année dernière étant loin d'avoir atteint l'efficacité qu'il était supposé obtenir !

Avec le recul, nous ne voyons par ailleurs aucune amélioration quelconque quant à la sécurisation de l'avenue des Combattants, cet aménagement de la traversée du village de BOUSVAL restant une question sur laquelle certains représentants locaux - plusieurs - nous semblent en total défaut de la moindre volonté de proactivité, si ce n'est l'une ou l'autre bafouille de façade pour se dédouaner de tout accusation d'immobilisme.

Sans doute devrons-nous prochainement une nouvelle fois solliciter les habitants du centre et mobiliser tous ceux qui le fréquentent pour une raison ou une autre, ce afin d'interpeller les autorités communales et régionales sur les actions concrètes et urgentes de leur part qui restent attendues avec de plus en plus d'impatience .

Autre chose de plus positif que de déraciner quelques arbres !

Affaire à suivre donc...

MAIS

Au-delà de ce qui précède, nous devons bien avouer avoir reporté une partie de notre attention sur une toute autre question, ce projet de construction d'une crèche communale, paradoxalement décidé au sommet de cette même rue du Point du Jour laissée en jachère pendant plusieurs décennies.

Ce, sous prétexte qu'il n'existe aucun autre endroit propice pour son implantation, et - surtout - avec cette prétention obstinée que le site ne posera aucun problème généralement quelconque dans le futur, que ce soit en termes de bien-être et de sécurité des enfants, de qualité de leur environnement extérieur et, de facilités d'accès pour les parents, quelles que soient leur situation sociale ou localisation dans l'entité de GENAPPE*.

Puisque nous ne doutons pas que cette réalisation soit soumise à des enjeux autres que ceux qui viennent d'être cités, futures élections communales obligent**, nous entendons faire en sorte que le présent site de réflexion incarnera désormais le témoignage - in tempore non suspecto comme disent pompeusement les juristes - que les autorités communales (et tous ceux qui s'y seront benoîtement associés) avaient été formellement interpellées en temps utile, sur la pertinence d'un tel projet, bancal par l'emplacement qu'elles lui imposent.

Car nous ne doutons pas non plus un seul instant que des parents, usagers de la crèche au Point du Jour, exprimeront très vite dans le futur leurs inquiétudes quant à la piètre qualité d'un tel environnement.

S'apercevant qu'elle sera sur les hauteurs, exposée à tous vents, été comme hiver, bombardée par le vacarme incessant de la RN25, sans compter le soupçon d'une insidieuse pollution atmosphérique ambiante, et sans passer non plus sous silence d'autres aspects tels que les difficultés d'accès, tant sur le plan du niveau social (besoin obligatoire d'une voiture) que de la localisation géographique, totalement décentrée qu'elle est par rapport à l'entité dont elle est destinée à assurer l'accueil de la Petite Enfance***.

Dans le prochain article, nous passerons donc en revue les positions jusqu'à présent adoptées par chaque formation politique de GENAPPE, sur ce sujet précis, afin que les citoyens puissent se faire une meilleure idée de la manière dont leurs représentants locaux - mandataires élus ou non - perçoivent et défendent leurs intérêts.

Autant le dire tout de suite, ce site a encore de beaux jours devant lui...

(à suivre)

* « Crèche DE BOUSVAL », ou accueil communal de la Petite Enfance accessible à tous les habitants de l'entité DE GENAPPE ???

** sachant que l'ouverture en grandes pompes d'une telle crèche communale se ferait quasiment dans un timing parfait, à l'horizon 2018, chacun (majorité et opposition consentante) se positionnant au mieux pour apparaître sur les photos en bonne place, et en couleurs puisque le Journal de GENAPPE l'est aussi !

*** rappelons à ce propos qu'une pétition organisée dans le centre de GENAPPE (24/06/2014 au 29/06/2015) visait à défendre la qualité de vie des riverains du centre de GENAPPE : elle précisait notamment "Une crèche de 42 places sera créée, qui ne répondra pas aux besoins des riverains du centre (trop éloignée)"(sic).

commentaires

Crèche de Bousval : à mourir de rire ! (8)

Publié le 22 Septembre 2016 par dominique VANESPEN dans GENERALITES

« Comment dites-vous ?»

« Effectuer une étude préalable...»

« Sur place, vous voulez dire ? »

« En vue d'objectiver les possibles inconvénients en matières de bruit et de pollution atmosphérique, de manière à prendre toutes les garanties qui nous sont humainement et techniquement accessibles, qui permettraient d'exclure, dans l'état actuel de nos connaissances, toute séquelle psychique ou physique dont pourraient être victimes à moyen ou à long terme les bébés et les jeunes enfants de GENAPPE accueillis dans une crèche communale au Point du Jour à BOUSVAL ? »

« Mais vous n'y pensez pas, ma bonne Dame...»

« Puisqu'on vous dit qu'il n'y a absolument aucun risque ! »

Pourtant...

Mais avant de poursuivre, plantons le décor.

RN25 BOUSVAL POINT DU JOUR 21 SEPTEMBRE 2016 17H00 17H30

Le reportage vidéo qui vient d'être présenté ci-dessus a été réalisé à mi-chemin dans la montée, juste à hauteur du pont qui permet à la RN25 d'enjamber la rue du Point du Jour à BOUSVAL, lorsqu'on circule dans la direction du quartier du Sclage.

Impressionnantes, nos constatations nous ont amenés à nous interroger sur une composante supplémentaire de cette problématique en matière de pollution, qui nous avait échappé de prime abord : la configuration très particulière des lieux.

Le taux de pente de la chaussée.

Voyageant dans la direction de NIVELLES, après être passés à hauteur de la cité de Noirhat, les véhicules qui empruntent la voie rapide doivent remonter une pente extrêmement longue, qui part du viaduc situé en contrebas, dont le tablier se situe à quelque 15 mètres au-dessus de la vallée de la Dyle, jusqu'à un point culminant dans les campagnes avoisinantes.

Mais transportons-nous dans les Alpes françaises.

Transport routier et pollution dans les Alpes. Le cas particulier de la vallée de CHAMONIX.

Et plus précisément...

Crèche de Bousval : à mourir de rire ! (8)

Mais...

En quoi diable une problématique de pollution routière à CHAMONIX peut-elle bien être comparée avec notre « cas » de la RN25 à BOUSVAL ???

C’est que - voyez-vous - il suffit d’observer la configuration de cette voie rapide qui traverse notre BRABANT WALLON pour se rendre compte qu’elle en subit la topographie générale, autrement dit qu’elle suit son relief en calquant les successions de crêtes et de vallées qui le composent.

Ainsi très concrètement et tout au plus près de nous, la RN25 descend-elle vers le fond de la vallée de la Dyle, avec pour point le plus bas le viaduc de Noirhat qui surplombe la RN237 dite « avenue des Combattants », pour ensuite remonter sur les hauteurs du village dans la direction de WAYS.

Est-il vraiment besoin de rappeler qu’un des bienfaits qui nous sont avancés pour la construction d’une crèche au Point du Jour est précisément le fait qu’elle serait directement vis-à-vis de la chapelle du Try-Au-Chêne ?*

Laquelle nous est systématiquement décrite comme une perle touristique culminant au sommet de la vallée de la Dyle, à une altitude de 135 mètres.

Même si l’on tempère l’estimation du niveau de ce dernier cours d'eau (qui serait de l’ordre de 60 à 70 mètres dans la seconde moitié de sa traversée du village vers l’aval, soit dans la direction de COURT-SAINT-ETIENNE), ce en y ajoutant une quinzaine de mètres (pour faire bonne mesure) de hauteur du viaduc proprement dit, il faut en conclure que la montée de la RN25 depuis le bas de la vallée, à hauteur de Noirhat, jusqu’au sommet de la ligne de crête (situé un peu plus loin que la rue Point du Jour) suppose pour les véhicules une élévation de 50 à 60 mètres d’altitude,

Ce sur une distance particulièrement courte, puisqu’elle avoisine à peine le kilomètre (selon les panneaux indicateurs, km 33 au km 34 de la RN25).

Faites le calcul vous-même !

Selon nos estimations, le taux de pente auquel tous les véhicules sont confrontés dans la montée de la RN25, sur la portion située au Nord (du centre) du village de BOUSVAL, est de l’ordre de 6% !**

Nos valeurs étant bien entendu laissées à toutes vérifications de quiconque prendrait la peine de les faire.

Les lecteurs attentifs l’auront compris : dans une telle montée, les véhicules de tous gabarits engendrent un taux de pollution qui doit vraisemblablement être phénoménal, largement supérieur à celui d'une circulation routière « normale ».

Comprendre : sur terrain dans l'ensemble plat...

RN25 BOUSVAL POINT DU JOUR 21 SEPTEMBRE 2016 17H00 17H30

Ce, évidemment sous toutes réserves d’une étude scientifique qui pourrait être réalisée sur place pour objectiver la chose, à savoir la pollution atmosphérique, mais à laquelle les autorités communales de GENAPPE, Monsieur le Bourgmestre Gérard COURONNE en tête, n’ont manifestement aucune intention de sacrifier.

Pas plus qu’à celle qui permettrait de vérifier le niveau de bruit d’ailleurs !

Sans entrer dans des considérations techniques de types de pollutions qui nous dépassent totalement, nous attirons toutefois l’attention sur le fait que cette pollution engendrée par l’ascension dans le direction de NIVELLES n’est aucunement « compensée » par une réduction comparable dans le sens de la descente, vers WAVRE

Les études auxquelles nous faisons allusion ayant démontré que les émanations, quoique différentes de nature, s’avèrent tout aussi nuisibles (utilisation du « frein-moteur », émissions de métaux lors du freinage, etc).

Nous vous renvoyons au document en annexe.

RN25 BOUSVAL POINT DU JOUR 21 SEPTEMBRE 2016 17H00 17H30

Face à une pollution routière maximale à proximité immédiate d'une future crèche, la COMMUNE DE GENAPPE compte donc sur le vent pour assurer la santé des jeunes enfants de ses citoyens !

Ceux-ci apprécieront...

(à suivre)

* bien belle aubaine pour des bébés...

** selon un calcul effectué pour nous sur base des données de la REGION WALLONNE, dont le geoportail donne accès à la carte permettant de mesurer longueur et déclivité, le viaduc termine à 80 m (NDLR altitude) et le sommet juste après le pont de la rue du Point du Jour est à 130 m. Au pont précité, nous sommes à 120 m et si nous prenons comme point de départ de la mesure de la pente un peu après le viaduc, nous avons une longueur de 600 m.

120 – 80 = 40 m de différence de hauteur
40 / 600 m = 6,6666%
(merci à GDU de BOUSVAL)

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>